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Communiqué SNPREES-FO 35 du 10 janvier 2011

Communiqué de presse

Bibliothèques Universitaires rennaises :
extensions horaires, primes : les personnels ne se laissent pas faire !


Deux conflits ont eu lieu ces derniers temps dans les bibliothèques universitaires rennaises. Dans le cadre du plan "NoctamBU" de la ministre Valérie Pécresse, qui prévoit l’élargissement massif des horaires d’ouverture, la direction de l'Université Rennes 2 a cherché à imposer des extensions horaires qui menaçaient les conditions de travail et de vie des personnels.

Avec l'appui du SNPREES-FO, la résistance s'est organisée, en particulier lors d'une réunion d'une quarantaine de personnes une pétition a été décidée et signée massivement : elle demandait le retrait du projet et indiquait que le personnel ne participerait pas aux réunions de travail organisées par la direction sur le projet des extensions. Suite à quoi la direction de l'Université a décidé de suspendre le projet pour l'instant.

Quelques semaines plus tard, ce sont les magasiniers des bibliothèques de l'Université Rennes 1 qui protestent car ils n'acceptent pas que la prime spécifique à leur métier et liée à ses contraintes particulières, leur soit de fait supprimée par la politique de globalisation des primes décidée par la direction. Ils ont adressé une lettre au Président et le SNPREES-FO a soutenu leur demande au Comité Technique Paritaire (CTP) mais cela n'a pas fait reculer la direction.

Ensuite les personnels ont décidé collectivement de ne plus assurer les horaires étendus après 17h30 ni la permanence du samedi. Deux jours après que les bibliothèques universitaires ont effectivement fermé à 17h30 sur les trois campus, le Président a reçu une délégation de magasiniers des trois sections de bibliothèques universitaires (BU), accompagnée d'une représentante du SNPREES-FO. Le Président s'est engagé à satisfaire leur revendication.

L'épilogue de cette action a eu lieu début janvier lors du CTP devant entériner la revalorisation des primes des magasiniers. Cela a donné lieu à un vote où l'on a pu constater qu'au niveau de la parité syndicale, tous les syndicats ont voté pour, sauf l'UNSA qui s'est abstenue. Pour expliquer son vote, l'UNSA défend l'idée d'un "projet cohérent" pour les primes, implicitement à l'échelle de l'Université, autrement dit une politique locale pour les primes.

Le SNPREES-FO, qui défend les statuts nationaux, s'oppose à la globalisation des primes et à toute politique locale pour les primes. Ces possibilités sont données aux universités par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et surtout les Responsabilités et Compétences Élargies (RCE).

Pour le SNPREES-FO, les textes nationaux sont une garantie et un socle minimal. Les décisions locales ne doivent avoir pour effet que d'améliorer la situation, ce qui est contradictoire avec la globalisation qui permet des répartitions faites au gré de volontés locales s'affranchissant des statuts particuliers et de toute règle nationale.

Le SNPREES-FO se félicite de ces deux victoires, même modestes ; elles attestent que, comme l'a dit Jean-Claude Mailly, « Un esprit de résistance s'est installé ».

Rennes, le 10 janvier 2011