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Déclaration Cneser du 19 novembre 2012

CNESER du 19 novembre 2012 - Déclaration liminaire du représentant du SNPREES-FO

« Au total, il y aura moins de postes en 2013 qu’en 2012
dans les Universités françaises »

 

Madame la Directrice Générale pour l'Enseignement Supérieur et l'Insertion Professionnelle a adressé une lettre aux membres du CNESER pour annoncer la création de 1000 empois au budget 2013, avec la perspective de créations en nombre équivalent en 2014 et en 2015 pour la réussite des étudiants en licence.

L’annonce de créations de poste appelle de notre part les observations suivantes :

  • Ces postes sont créés pour mettre en œuvre des orientions définies par le gouvernement précédent sur la question de l’échec en licence. Nous rappelons que sur nombre de points, le CNESER s’était opposé à l’arrêté licence de M. Wauquiez, et le SNPREES-FO demande toujours son abandon.

  • Ces postes sont notamment « fléchés e-larning ». Pour notre part, nous avons toujours considéré que l’utilisation des nouvelles technologies pouvait être un complément utile à l’enseignement présentiel, mais ne devait pas s’y substituer. Nous demandons le maintien de tous les enseignements, avec le nombre d’heures prévues dans les maquettes, sans augmentation des effectifs par groupe

  • La mise en place du « e-learning » nécessite le concours de personnels BIATSS qualifiés. Or les seuls postes créés sont ceux d’enseignants-chercheurs et d’enseignants, ce qui signifie que les BIATOS en poste verront leurs conditions de travail s’aggraver, ou que les titulaires des nouveaux postes se verront confier des missions qui ne sont pas celles correspondant à leur statut.

  • La répartition de ces postes à égalité entre enseignants-chercheurs et enseignants modifie les équilibres existants entre ces deux catégories.

Ces postes sont attribués aux universités en fonction d’un certain nombre de critères, sur lesquels nous aurons à nous prononcer lors du CNESER budgétaire de décembre.

Je remarque que mon université, l'UBS, se voit attribuer 15 postes, alors même qu’il y a un gel de 18 postes pour faire face au déficit dû au GVT, à l’augmentation du CAS pension. L’Université voisine de Rennes 1 reçoit 11 postes, alors que la mission de la DGESIP lui demande de geler 50 postes !

Au total, il y aura moins de postes en 2013 qu’en 2012 dans les Universités françaises.

Ces postes sont planifiés au budget 2013, officiellement en hausse de 2,20% en euros courants. En fait, compte tenu de l’augmentation du coût de la vie, du GVT, de l’augmentation du CAS pension, ce budget, s’il est voté par le Parlement, serait en diminution. C’est un budget d’austérité qui se prépare.

La solution ne saurait résider dans une régionalisation-territorialistion des Universités, proposition qui semble se dessiner en conclusion des Assises. Cette régionalisation couperait tout lien Etat–universités remettant en cause l’existence de diplômes nationaux, et transférant les charges et les déficits sur les régions, comme le fait la réforme contestée de M. Peillon sur les rythmes scolaires.

Nous demandons au contraire que le budget 2013 réponde aux besoins en postes et en fonctionnement des Universités.