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résolution de la CE de l'UD du 15/11/10

Union Départementale des Syndicats Force Ouvrière d’Ille-et-Vilaine

35, rue d’Echange 35000 RENNES 02.99.65.36.50 02.99.31.64.32

E-mail : ud.fo35@wanadoo.fr Site : http://pagesperso-orange.fr/udfo35

 

 

La Commission Exécutive de l’UD FO 35 s’adresse à ses syndicats

Après la mobilisation sans précédent des salariés de notre pays pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites, la Commission Exécutive de l’Union Départementale FO d’Ille-et-Vilaine du 15 novembre 2010 a tiré un premier bilan.

La CE approuve l’orientation de la confédération Force Ouvrière et particulièrement les déclarations de la CE confédérale du 3 novembre et du Bureau confédéral du 8 novembre ;

  • en appelant dès le 15 juin à la grève et à la manifestation nationale pour le retrait du projet de loi,

  • en manifestant dans l’unité d’action sans abandonner sa revendication,

  • en proposant aux autres confédérations syndicales d’appeler à une journée de grève interprofessionnelle franche pour le retrait, dans le but de bloquer le pays,

  • en affirmant dès le départ que les manifestations à répétition sans appel à la grève interprofessionnelle ne peuvent pas être efficaces

La CGT Force Ouvrière a pris ses responsabilités pour le retrait du projet de loi et l’Union Départementale a pris les siennes en appelant à la grève jusqu’au retrait.

 

Cette exigence a été exprimée par des millions de salariés au fil de manifestations répétées, par les grèves qui ont conduit le pays au bord de la paralysie.

La CE constate que «l’intersyndicale nationale» réunissant CGT, CFDT, CGC, CFTC, FSU, UNSA et Solidaires réunis sous la responsabilité de Bernard THIBAUT de la CGT et François CHEREQUE de la CFDT, a refusé de reprendre la revendication du RETRAIT du projet de loi gouvernemental proposée par FORCE OUVRIERE.

Au plan départemental la même proposition a été rejetée par l’intersyndicale malgré les prises de position unitaires en faveur du retrait.

Malgré les manœuvres de l’intersyndicale, malgré la complicité des médias, les militants et adhérents des autres organisations par des appels unitaires adoptés dans plusieurs départements, dans plusieurs entreprises ou administrations ainsi que les salariés, les jeunes et les retraités ont repris notre slogan de retrait du projet de loi.

La CE constate que, loin d’appeler à la grève, c’est la stratégie contraire, celle des journées « saute mouton », sans appel à la grève qui a été appliquée au plan national, que cette « stratégie » a été mise en œuvre de manière systématique au plan départemental.

Force est de constater qu’en plein blocage des raffineries, des ports, de la SNCF, du ramassage des ordures ménagères par les éboueurs, «l’intersyndicale nationale» a refusé le 21 octobre d’apporter ne serait-ce qu’un soutien aux grèves reconductibles en cours, y opposant même « la défense des biens et des personnes ».

 

Après avoir invoqué l’obligation de signer les communiqués de l’intersyndicale c’est ce prétexte de sécurité des biens et des personnes appliqué dans le département qui a conduit l’intersyndicale à reléguer Force Ouvrière en fin de cortège.

En fait, l’intersyndicale nationale n’a jamais permis de répondre à la volonté de millions de salariés d’obtenir par la grève le retrait du projet de loi.

 

Au contraire, François CHEREQUE de la CFDT, le 25 octobre, sur le plateau de France 2, a passé en direct un accord avec Mme PARISOT du MEDEF pour « passer à autre chose », en convenant de négocier sur l’emploi des séniors, c'est-à-dire sur la mise en œuvre de la loi qui n’était pas encore promulguée, sans que Bernard THIBAUT de la CGT, présent à la même émission, n’y trouve rien à redire.

La CE considère que cet affichage traduit concrètement ce qu’est la position commune CGT – CFDT – MEDEF – CGPME sur la représentativité syndicale débouchant sur la loi du 20 août 2008. La «position commune» n’est rien d’autre que la volonté des responsables d’aboutir à un accord permanent entre patronat, gouvernement et organisations syndicales dites représentatives.

 

La loi a été votée, approuvée par le conseil constitutionnel, promulguée par le président de la République. Non seulement, elle repousse les âges légaux de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans, mais elle décide, sur demande de la CFDT une réforme « systémique » dès 2013 en mettant en place une retraite par points. Ce qui est l’inverse des revendications de Force Ouvrière, à savoir le maintien des retraites par répartition.

La CE de l’UD FO fait sienne la déclaration de la Commission exécutive de la Confédération :

« Pour Force Ouvrière, le dossier des retraites n'est pas clos. FO entend saisir toutes les occasions pour rappeler ses positions, exiger l’abrogation de la loi, garantir le système de retraite par répartition et le code des pensions civiles et militaires. Ceci impose de combattre toute velléité de régime unique par points ou par comptes notionnels, source d'individualisme et de développement de la capitalisation. »

En effet, un tel régime aurait pour conséquence non seulement de faire baisser le niveau des pensions mais surtout de mettre en place un régime unique qui sonnerait le glas du régime particulier des fonctionnaires (code des pensions civiles et militaires),de la CNRACL (fonction publique territoriale et hospitalière), et à terme de la retraite par répartition pour le public comme pour le privé.

De nouvelles menaces se profilent. Quand Parisot et Chérèque annoncent qu’ils vont passer à autre chose, ils annoncent qu’ils vont mettre en place de nouveaux plans contre les salariés : réforme de la Sécurité Sociale, création d’un cinquième risque avec assurance obligatoire à partir de 50 ans, suppressions de milliers de postes dans les services publics ouvrant la voie à de nouvelles privatisations…

La CE de l’UD FO 35 reste encore et toujours prête à répondre à un appel commun national des confédérations à la grève interprofessionnelle pour l’abrogation de la loi, comme le propose FORCE OUVRIERE.

 

Le dossier des retraites n’est pas clos.

Les millions de travailleurs qui ont exigé le retrait et manifesté leur volonté que les confédérations appellent à la grève interprofessionnelle ne sauraient renoncer. Un esprit de résistance et de combat s’est installé

 

Dans la phase de mobilisation qui vient de se terminer Force Ouvrière a rempli son mandat.

  • La CE de l’UDFO 35 rappelle qu’il peut être fait appel au fonds de grève confédéral et que l’aide de celui-ci peut être abondé par le fonds de solidarité départemental.

  • La CE de l’UD FO 35 appelle ses syndicats à réunir les syndiqués, à organiser des réunions avec les salariés, à renforcer la campagne d’adhésions à FORCE OUVRIERE pour préparer les prochaines échéances et affirmer la volonté d’abrogation de la loi sur les retraites.

  • La CE de l’UD FO 35 invite les secrétaires de syndicats à se réunir le lundi 29 novembre à 16 heures 30

  • La CE mandate le bureau départemental pour se mettre à la disposition des structures syndicales afin d’organiser des réunions par secteur géographique, par branches professionnelles pour continuer la mobilisation pour l’abrogation de la loi et aider les militants et adhérents dans la période à venir qui va voir l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, la suite des suppressions d’emploi et vraisemblablement la réouverture du dossier de la sécurité sociale.