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Communiqué FO groupe de travail du 5 mars 2010

PRAG, PRCE, PLP, PT et PTA ENSAM, professeurs des écoles, PEPS en poste à l’Université :

« Maintien des statuts et des droits et garanties qui leurs sont attachés, satisfaction des revendications »

C’est dans ce sens que Force Ouvrière est intervenu dans la réunion Ministère – syndicats du vendredi 5 mars 2010 sur le thème « PRAG et PRCE dans l'enseignement supérieur, perspectives d'évolutions ».

Ce « chantier » devrait être bouclé d’ici l’été pour aboutir à des « propositions ».

Depuis 2007, le ministère a refusé toute discussion sur les revendications régulièrement présentées par FO pour les enseignants non chercheurs (qui comprennent d’autres catégories que les PRAG et PRCE) exerçant à l’Université. Il arguait de la nécessité de commencer par les modifications des statuts des universitaires.

Bien que le Ministère s’en défende, il est probable que ces réunions qu’il organise maintenant ne visent pas à satisfaire les revendications, mais à organiser le basculement progressif de tous les professeurs agrégés vers l’université. Simultanément les professeurs certifiés se verraient confinés exclusivement aux lycées et collèges.

S’agit-il de valoriser la carrière des enseignants ?

Avec son « plan Licence », V. Pécresse entend développer la pré-professionnalisation dans le premier cycle universitaire : certification en anglais, en informatique, stages en entreprise. Les « enseignements » correspondants n’ont plus rien à voir avec un enseignement de niveau universitaire, liés à la recherche.

C’est également la logique des « collèges universitaires » limités aux enseignements au niveau licence, qui remplaceraient les « petites » universités dans lesquelles la recherche devrait disparaître.

Le recours aux PRAG pour ce type d’enseignement a minima, loin d’être une mesure de reconnaissance de leur qualification et de la qualité des enseignements disciplinaires qu’ils dispensent actuellement à l’Université, est avant tout une mesure économique : avec un service de 384 h ETD, chacun d’eux remplace deux Maîtres de Conférences !

C’est la logique de la RGPP, véritable plan de licenciement dans la Fonction Publique, qui supprime par dizaines de milliers les postes de fonctionnaires d’Etat (16 000 postes dans l’enseignement en 2009).

C’est la logique de la « masterisation » de la formation des enseignants, qui envoie des étudiants sans formation en stage en responsabilité dans des classes et fournira des milliers de précaires reçus-collés (titulaires de « masters d’enseignement », « collés » aux concours), qui remplaceront les titulaires qualifiés.

C’est la logique de la contre-réforme des retraites qui a notamment pour objectif d’en finir avec le Code des Pensions Civiles et Militaires pour diminuer le déficit de l’Etat, alors que des dizaines de milliards ont été allouées aux banques.

Loin de « valoriser » le travail des enseignants, il faudrait faire éclater les statuts particuliers des PRAG et PRCE (décrets de 1950), avec les droits et garanties qui leurs sont attachés.

 

Force Ouvrière réaffirme ses revendications

  • respect des statuts de 1950 pour tous les PRAG et PRCE,

  • abaissement du service d’enseignement à 288 h, et prise en compte dans le service d’enseignement ou/et en HC de l’ensemble des activités autres qu’enseignement (cf. « référentiel » des enseignants-chercheurs),

  • équivalence 1h TP=1h TD en heures complémentaires comme dans le service statutaire

  • affectation sur poste plein sans postes partagés,

  • abandon des « commissions ad hoc » et constitution de commissions d’affectation dans le supérieur par discipline, avec une représentation élue des enseignants en poste,

  • respect du maximum de service hebdomadaire de 15 ETD (PRAG) et extension aux autres catégories,

  • alignement des progressions de carrière sur celles des collègues enseignants dans les formations post-bac, avec un réel accès à la Hors classe fondé sur des critères objectifs, sans individualisation de la carrière.

 

Votez FO dans les élections au Comité Technique Paritaire Ministériel de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CTPMESR) du 6 mai (vote à l’urne).